Sécurité dans le rechargement

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Sécurité dans le rechargement

Message  longrifle le Mer 8 Juin - 23:53

SOURCE INTERNET:Textes A GHEERBRANT ET R MALFFATI

Quand on parle de rechargement, comme lorsqu'on parle armes ou tir, la notion de sécurité doit demeurer présent à l'esprit de chacun. Il ne s'agit pas simplement de règles élémentaires, mais d'un état d'esprit.
La notion de sécurité dépasse largement le cadre des manipulations diverses que les uns ou les autres effectuent au cours des opérations de rechargement proprement dites. Il s'agit d'un état d'esprit, composé de parts égales et de bon sens, d'apprentissage, de connaissance et de capacité à remettre en cause les informations reçues de droite ou de gauche.
Tout rechargeur joue avec les limites physiques de ses armes et de ses méthodes. Je ne connais personne qui ait envie de souffrir de blessures graves, de mourir éventuellement. Je ne connais personne qui souhaite mettre en danger la vie de ses proches ou celle d'innocents spectateurs. J'ai de la chance, moi aussi, comme chacun d'entre nous, mais je ne voudrais pas vous faire croire que seule la chance s'applique.
Nous devons avoir présent à l'esprit trois faits très facilement compréhensibles. D'abord, nous travaillons avec des pressions élevées. Ensuite, ces pressions ne sont séparées de nous que par des assemblages mécaniques et quelques millimètres de métal. Enfin, nous disposons de tous les moyens d'assurer notre sécurité ou notre perte, au choix : notre attention est le seul moyen d'éviter les problèmes... ou les accidents !


La maîtrise du véhicule.
Notre véhicule, c'est l'arme. C'est elle qui nous permet de recharger. Cette arme possède un calibre précisément défini aussi bien par les cotes de la cartouche, par le diamètre du projectile que par la pression admissible de cette munitions. Bon, parfait : tout le monde devrait le savoir. Mais ça va lus loin que cela.
D'abord, il n'existe qu'un moyen d'éviter l'accident, qui est de maîtriser le véhicule. Cela signifie que nous devons savoir comment il marche en conditions normales, pour identifier toute déviation. Une carabine, un pistolet ou un revolver répondent à certaines normes à la fois communes à toutes les armes de ce type et propres à chaque fabrication. Il faut connaître ces normes. Les sources d'information sont à la fois nombreuses et dispersées, rares et accessibles.
Nombreuses, parse que des dizaines d'ouvrages contiennent ces informations :la dispersion résulte du nombre et de la diversité de ces oeuvres. Rares, parce que l'essentiel de la documentation vulgarisée est en langue anglaise, l'art du rechargement nous étant arrivé dans sa majeure partie d'outre-atlantique. Accessible, parce que d'incontournables sommes (1), résultat de toute une vie consacrée à l'amélioration des connaissances et à la protection des pratiquants, sont tout simplement présentes chez notre armurier ou en librairie.
Il faut aussi, et c'est indispensable, connaître les caractéristiques de conception, de conception, de fabrication et d'usage de l'arme considérée. Cela évite de nombreuses erreurs et peut sauver des vies. Par exemple, une carabine construite autour d'un boîtier Mauser 98 d'origine - qu'il porte ou pas sa date de fabrication, le moineau à pédales ou une autre indication de sa provenance - a le plus souvent été faite pour recevoir, autrefois, la cartouche de 7,92 X 57mm IS dans sa version standardisée. Cette cartouche développe une pression admissible, selon les normes de la C.I.P., de 3400 bars. La pression d 'épreuve de l'ex-réglotte allemande est de 4420 bars (2). Passe encore qu'un nouveau canon, chambré pour la 7 X 64 Brenneke par exemple, vienne se visser sur cette mécanique : la pression admissible de cette cartouche est de 3600 bars, sa pression d'épreuve de 4680 bars.
Mais qu'un esprit aventureux veuille, tout à coup, chambrer cette carabine construite sur cette base omniprésente pour une cartouche beaucoup plus longue, qui va tourner à des pressions plus élevées ou même simplement équivalentes, et qu'il doive, pour que ça rentre dans le magasin et que ça alimente, entailler le boîtier par dessous et refaire une rampe d'alimentation, réduisant ainsi la quantité de métal présente derrière la mortaise du tenon inférieur, et les choses peuvent mal se passer ... Oh, pas tout de suite, mais un peu plus tard. Et ce sera toujours trop tôt !


Ceci est toujours d'actualité,trop souvent la méconnaissance,la routine,informations erronnées types radio stand, et c'est le Kaboum assuré!!!!! LONGRIFLE

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