Sur l'évolution des poudres d'hier à aujourdhui

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Sur l'évolution des poudres d'hier à aujourdhui

Message  longrifle le Ven 14 Déc - 0:33

SOURCE INTERNET

pour la periode qui nous concerne
tres instructif pour notres connaissance .

À partir de plus ou moins 1820 .Au début du XIXe siècle, les recherches de Vauquelin et Berthollet visant au remplacement du salpêtre des poudres par une autre substance aboutiront à la découverte de substances hautement explosives, comme le fulminate d'argent, ou le fulminate de mercure, qui vont permettre d'éliminer les points faibles de la platine à silex.

Un chasseur écossais, le clergyman Alexandre John Forsyth eut le premier l'idée d'appliquer les qualités détonantes des poudres fulminantes à la mise à feu. Vers 1805, il avait mis au point une platine spéciale qu'il expérimenta à la chasse. Il fut invité en 1806 à présenter son invention à Londres au maitre général de l'ordonnance, Lord Moira. Ce dernier, fort impressionné par cette invention, fit ouvrir un atelier à Forsyth dans la tour de Londres. Malheureusement, le comte de Chatham, successeur de Moira, ne vit aucun intérêt dans le travail de Forsyth, et en avril 1807 le chassa de la tour de Londres. Forsyth avait pris la précaution de faire breveter sa platine et il créa la Patent Gun Manufactory dont il confia la direction à un certain James Purdey pour promouvoir son invention. Purdey réussira si bien que son nom est devenu plus célèbre que celui de l'inventeur.

Le principe fut de nombreuses fois copié et les contrefacteurs poursuivis à chaque fois, à l'exception de Le Page et Prélat, armuriers réputés en France, qui avaient copié en 1809 et 1810 le système sans pouvoir être poursuivis du fait de l'état de guerre entre l'Empire napoléonien et l'Empire britannique. Parmi ces contrefacteurs, un certain Joseph Manton qui fit breveter en 1816 un système dit « platine à pastille ». En 1818, Manton déposa un nouveau brevet pour une « platine à tube », brevet qui fut encore contesté avec succès par Forsyth. Mais son brevet venait à expiration, et la platine à tube fut bientôt fabriquée en quantité par tous les armuriers.


Pistolet à percussion (ou dit à piston)L'invention de la capsule séparée fut revendiquée par Joseph Egg, armurier londonien, et par Prélat, armurier français. Mais on pense qu'il faut rendre à Manton les lauriers de cette invention, puisque le colonel Peter Hawker rapporte avoir reçu de Joe Manton un merveilleux fusil à capsule séparée dont il dit avoir fait modifier la forme de la capsule en cuivre.

L'amorçage de la poudre se fera alors par le choc d'un chien en forme de marteau sur une petite capsule de laiton (contenant du fulminate), glissée sur une cheminée aboutissant à la chambre de combustion.

Ce nouveau principe parait se généraliser aux alentours de 1820 et supplante définitivement le silex vers 1840 en Europe. Les avantages appréciables du système à percussion furent rapidement exploités pour développer des armes à plusieurs coups. Les Poivrières (ancêtres des révolvers) en sont l'illustration. Munies d'un long cylindre foré de plusieurs canons, elles permettent, par le simple appui sur la queue de détente, d'aligner successivement les différents canons munis de leurs capsules respectives. Il ne fallut plus grand chose pour que de la Poivrière on passe au stade suivant, le révolver. En réduisant la longueur du cylindre et en ajustant un canon en face de ce qui était devenu des chambres, on obtenait une arme beaucoup plus pratique, la balle ne devant plus être enfoncée par la bouche du canon. Ce dernier pouvait comporter des rayures, dont le rôle est primordial pour la précision du tir.

Il est impossible de parler du révolver sans mentionner le nom de l'américain Samuel Colt. Bien que le barillet tournant fût déjà connu au temps du silex, Samuel Colt fut le premier à l'avoir mis en pratique en utilisant les avantages de la percussion sur capsule fulminante. Les premiers révolvers Colt sont connus sous le nom de « Paterson », ville dans laquelle ils furent fabriqués à partir de 1837.

Les brevets déposés garantirent à Colt le monopole de fabrication jusqu'en 1857 sur le territoire américain. Ses droits couvraient son système à barillet, avec amorçage des charges par l'intermédiaire de capsules glissées sur des cheminées, vissées dans le prolongement des chambres. Le mouvement du barillet était couplé à celui du chien, avec blocage dans l'alignement du canon au moment du tir, par l'engagement d'un arrêtoir dans un cran sur le corps du barillet.

La plus importante invention française en ce début du XIXe siècle, employant le fulminate mis au point par Prélat, fut le système de Samuel Johannes PAULY à chargement par la culasse. Bien que connus depuis le XVIe siècle, les systèmes précédents étaient lourds et d'un maniement fastidieux. Pauly inventa la première arme utilisant une cartouche à percussion centrale à obturation propre et rechargeable. Il employa en 1809 un armurier du nom de Dreyse qui deviendra l'inventeur du fusil à aiguille prussien.

Vers 1830 Si l'amorçage à percussion représentait sans conteste une avancée significative par rapport au silex, le principe d'une munition en éléments séparés (balle, poudre, capsule fulminante) présentait de nombreux inconvénients.

Les inventeurs recherchèrent donc le moyen de rendre le chargement plus aisé en réalisant une munition compacte sous la forme d'une cartouche papier et carton d’abord, toujours introduite par la bouche du canon ou du barillet. Puis l’utilisation de la culasse permit l’introduction de la cartouche par celle-ci, et non plus par le canon. La percussion se réalisait par une aiguille venant percuter la capsule au centre de la cartouche (système encore utilisé en 1866 par le fusil chassepot).

Enfin, la cartouche à culot métallique à broche (+- 1828), inventée par l'armurier français Casimir Lefaucheux donnera un nouvel élan à ces recherches.


Système à aiguille utilisant les premières cartouchesCe n'est cependant que dans les années 1840 que l'usage des cartouches complètes se généralisera sur le continent européen.

Parallèlement, en 1854, aux États-Unis, la firme Smith & Wesson mit au point et fit breveter une cartouche complète à percussion annulaire, ancêtre de l'actuelle .22 Long Rifle.

En 1855, un Américain du nom de Rollin White, eut l'idée de forer de part en part le barillet des révolvers, autorisant ainsi le chargement par l'arrière. La firme Colt, approchée en premier pour l'exploitation commerciale, la jugea sans intérêt. Ce fut finalement la firme concurrente Smith & Wesson qui en acheta les droits en 1856, exploitant ainsi le seul type de barillet susceptible de fonctionner avec ses nouvelles cartouches. Lors de l'expiration du brevet Colt (1857) sur le barillet, Smith & Wesson bénéficia de ce fait d'une exclusivité sur les barillets forés de part en part, et ce jusqu'en 1869. Pour contourner ce brevet, de nombreux armuriers recherchèrent des systèmes les plus variés.

La caractéristique de la cartouche à broche, avec sa tige sortant de la base du culot, constituait sa plus grande faiblesse. D'abord, elle devait être engagée dans la chambre d'une manière très précise, ensuite, il y avait le risque de percussion accidentelle si la cartouche tombait sur la broche ou si le chasseur tombait avec sa cartouchière autour du ventre. Cela ne l'empêchera pas d'être utilisé jusqu'au premier quart du XXe siècle.

La cartouche à percussion annulaire, elle, souffrait d'un manque de résistance du culot, la limitant à des charges relativement faibles.

Vers 1860 À partir du début des années 1860, plusieurs armuriers et inventeurs se penchèrent sur la réalisation d'une cartouche à percussion centrale. Parmi eux, les Français Clément Potet et François Schneider, les Britanniques Edward Boxer et George H. Daw, et l'Américain Hiram Berdanes. Tous ces travaux permettront que cette nouvelle munition soit opérationnelle vers 1875.

Avec la cartouche à percussion centrale, les armes à répétitions, comme le révolver, purent atteindre rapidement un très haut niveau technique. Le modèle règlementaire français Chamelot - Delvigne de 1874, en calibre 11,4 mm, représente le début de cette ascension.

Tous les grands centres armuriers européens, parmi lesquels la ville de Liège, produisirent dès lors une quantité énorme de révolvers, améliorant progressivement certains détails, tenant à la sécurité ou à la facilité de chargement.

Avènement de la poudre sans fumée 1880-1890 Si les années 1870 virent la consécration des munitions à percussion centrale, l'événement des années 1880-90 fut l'apparition de la nouvelle poudre sans fumée. Trois fois plus puissante que l'ancienne poudre (poudre noire), sa combustion complète évitait les lourds inconvénients de l'encrassement rapide de la chambre et du canon. Elle allait permettre l'emploi d'ogives plus légères, propulsées à grande vitesse et possédant par le fait une trajectoire plus tendue. Le revolver réglementaire français Modèle 1892, en calibre 8 mm Mdl 1892 (8,15 x 27,2), est l'exemple type de cette nouvelle génération.

La deuxième révolution industrielle avec l'avènement de l'électricité va permettre l'évolution de la machine-outil et apporter la précision dans l'usinage des pièces et donc l'interchangeabilité réelle des pièces. La recherche de l'automatisation des tâches et la division du travail (le Taylorisme) vont faire disparaître le Maître Artisan Armurier au profit de grosses firmes de production armurière créant des ouvriers spécialisés.

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longrifle

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